Alexandre Taillefer en politique, mais pourquoi?

Alexandre Taillefer a récemment fait le saut dans l’arène politique, non pas  comme un futur élu mais comme président de la prochaine campagne électorale du Parti Libéral du Québec (PLQ).

Un président de campagne qu’est-ce que ça fait? Ça fait tout et rien en même temps. En fait, on devrait plutôt écrire, ça fait presque tout mais ça ne laisse rien paraître de qui l’a fait.

Un président de campagne ça tire les ficelles, voilà ce que ça fait. Ça influence sur le choix des candidats et des principaux thèmes à débattre par son parti lors de la prochaine campagne électorale.

Ça décide de beaucoup de chose mais ça ne paraît pas.

Autrement dit, il n’est pas élu, mais aura beaucoup d’influence sur les candidats voués à être élu.

Quand tu es président de campagne comme Alexandre Taillefer, tu conduis l’ascenseur et quand les candidats que tu as propulsés au pouvoir sont élus, ils te retournent l’ascenceur et souvent à vitesse grand V et bien remplie.

Alexandre Taillefer est maintes fois millionnaires avec ses implications dans des magazines L’Actualité et Voir. Aussi son empire de taxis, dont Teo Taxi à Montréal, qui possède plus de 40% des taxis à Montréal.

L’unique but de tout homme comme Alexandre Taillefer de faire le saut en politique en occupant un poste aussi discret, est de pouvoir tirer les ficelles à son avantage.

Quand tu es directeur de campagne, tu ne décides pas du contenu des enveloppes mais tu peux dire ton mot sur la couleur de celles-ci ainsi que de leur format et à qui elles iront.

Il faut être vraiment cruche pour croire qu’un directeur de campagne est un pantin. C’est quelqu’un d’influent et qui a très souvent accès exclusif au chef du parti,  dans ce cas-ci, le premier ministre du Québec.

Le directeur de campagne est en coulisses durant les débats et très présent lors des grands rassemblements.

Plus souvent qu’autrement il est à bord de l’autobus du parti lors de la campagne électorale et très à l’écoute des stratégies à employer pour vaincre les adversaires sur le terrain.

Le chef de parti connaît le numéro du cellulaire de son directeur de campagne par coeur.

Quand un homme d’affaires en bas de l’âge de la retraite va en politique, ce n’est pas pour faire un don de soi à ses concitoyens mais c’est surtout pour s’arranger que le maximum de ses concitoyens lui fasse un don afin que davantage de sommes d’argent prennent le chemin de ses poches.

Quand ils ont dépassé l’âge de la retraite, les hommes d’affaires en politique y vont pour une cause et sont parfois d’une efficacité redoutable pour leurs concitoyens, comme c’est le cas pour Donald Trump, l’actuel président des États-Unis. Presqu’à chaque jour qui passe les américains s’enrichissent collectivement et non pas que pour la présente génération de travailleurs, de retraités et de vétérans mais aussi toutes les générations futures.

Mais Alexandre Taillefer n’est pas Donald Trump en termes de richesse et ne sera jamais Donald Trump en termes d’efficacité. C’est malheureusement tout le Québec qui perd ici,

On connaît la position d’Alexandre Taillefer sur un prix plancher à fixer pour le litre d’essence au Québec ainsi que sa position contre Uber et finalement sa grande part de marché dans le transport de passagers par taxi à Montréal. Sans compter les prêts reçus pour Téo Taxi, division de transport de passagers avec voiture électrique largement subventionnées à l’achat.

Lorsqu’il a accepté la direction de la prochaine campagne électorable du Parti Libéral du Québec, Alexandre Taillefer a dit le faire parce qu’il adhère aux idées progressistes de Philippe Couillard.

La réalité est surtout que Alexandre Taillefer ne veut pas voir le robinet à subventions cesser de couler sous un gouvernement autre que Libéral.  Parce que si Philippe Couillard est progressiste, avec ses idées de cautionner son ministre de la Santé de donner deux bains par semaines aux aînés en CHSLD, de laisser Hydro-Québec faire du dumping de son électricité tout en endettant les générations futures et de laisser croire à la population du Québec qu’un régistre des armes à feu dans une province peut être efficace, alors il faudra revoir la définition de progressiste. Sinon, c’est comme dire au monde manger des hot-dogs avec du chou, et que c’est bon pour la forme de le faire quotidiennement.

VraiesAffaires.com demande une chose à monsieur Taillefer, c’est de cesser de prendre la population pour des caves. Quoi que quand on y pense il a peut-être raison . Que la population est composée en grande majorité d’une bande de caves. Souvenez-vous qu’une majorité de québécois ont voté massivement pour Justin  Trudeau aux dernières élections fédérales. Ça prend tout un lot de caves pour avoir réussit un tel exploit.

Mais comme monsieur Taillefer est encore à démêler ses nombreuses cartes de membres de partis politiques, on ne s’attend pas à avoir une réponse de si tôt et encore moins une réponse très claire.

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