ALENA qui fait le plus de protectionnisme entre Trump et Trudeau?

Les américains veulent renégocier les termes de l’ALENA, le président Trump en a fait son cheval de bataille durant sa campagne présidentielle. Il jugeait inadéquate l’actuelle entente qui avantageaient beaucoup trop le Mexique et le Canada.

La réalité est que Donald Trump a raison, n’en déplaise à tous ses détracteurs. Mais ses détracteurs sont souvent mal informés, on va vous dire les vraies affaires.

Le Canada fait un protectionnisme incroyable et encore plus sous Justin Trudeau, et ce, avec ses télécommunications, son système bancaire, son agriculture et même les transports. Le tout hypocritement par hyper règlementation de ces diverses industries. Ce qui désavantage ses partenaires de l’ALENA.

Alors que de son côté les américains ont ouvert leurs frontière et leur bassin de 315 millions de consommateurs (9 fois plus que le Canada) avec très peu de règlementation.

Vous écoutez Télécommunications Canada

Allons-y tout d’abord du côté des télécommunications. N’entre pas au Canada l’entreprise en télécommunication qui le veut. Elle doit se soumettre à toute une panoplie de règlementation du CRTC, le tout au nom de protéger la culture canadienne. C’est pour ça que nombreuses chaînes télévisés apparaissent au pays avec l’ajout au bout du mot « Canada » comme si c’était une division canadienne de la chaîne mais en réalité celle-ci est opérée par un télédiffuseur canadien, sous license américaine. Ainsi, le contenu peut être contrôlé par le CRTC. La télévision n’étant pas la seule sphère du tomaine des télécommunications, toute l’industrie canadienne est protégée par une loi qui empêche tout investisseur étranger à être détenteur de plus de 30% des actions d’une entreprise en télécommunication canadienne.

N’est-ce pas tout un protectionnisme de la part du Canada? Il est ainsi interdit par exemple à Comcast, gros joueur dans le domaine de la câblodistribution aux États-Unis, d’acquérir Cogéco Câble ou encore Shaw Communications.  Cela doit être limité à 30%.

C’est la même chose au niveau des journaux.

Au niveau des cellulaires même chose. Le CRTC a instauré une règlementation qui empêche tout entreprise étrangère de s’établir facilement ici. Ainsi nous assistons à un monopole à quatre joueurs majeurs ce qui fait en sorte que les canadiens paient un tarif cellulaire mensuel des plus dispendieux au monde.

En réalité le CRTC ne protège pas les canadiens mais protège surtout les gros joueurs canadiens des télécommunications que sont Rogers, Bell, Telus et Quebecor.

Un système bancaire américain complètement ouvert

Le système bancaire, aux États-Unis il est complètement ouvert. Au Canada, c’est fermé par règlementation. Les six grandes banques candiennes (Royale, Banque de Montréal, TD, CIBC, Scotia, Nationale et on peut ajouter Desjardins) forment un géant monopole bancaire lourdement protégé par règlementation. N’entre pas au Canada qui veut pour former une banque à charte et offrir ses services aux canadiens. À l’opposée, les banques canadiennes sont très présentes aux États-Unis via diverses branches. D’un côté les banques canadiennes peuvent entrer dans le marché de la plus grosse économie de la planète, mais les banques américaines ne peuvent entrer au Canada que via une lourde règlementation qui en décourage plus d’un.

C’est totalement au désavantage des banques américaines. Pourtant, plus de banques permettraient aux canadiens de payer beaucoup moins cher pour leur taux hypothécaire, leur taux de carte de crédit (et de marge de crédit) et probablement aussi obtenir de meilleurs taux sur l’épargne. Plus de banques équivaut à une meilleur compétition et briserait le monopole bancaire installé au pays par sept grandes institutions.

Si les États-Unis affichaient ce même protectionnisme ne serait-ce qu’au niveau bancaire, bons nombres de banques canadiennes auraient un genou parterre car c’est du côté américain qu’elles ont obtenues le plus de croissance lors de la dernière décennie.

Frontière canadienne très étanche au niveau de l’agriculture avec la gestion de l’offre

Le Canada a une frontière très étanche au niveau de son agriculture. Surtout au niveau des produits laitiers ou elle applique une gestiond e l’offre. Il est pratiquement impossible pour les agriculteurs américains de venir vendre leurs produits laitiers au Canada. Le Canada impose des tarifs douaniers de 270% sur les produits laitiers étrangers.  Ce n’est pas récent comme mesure c’est là depuis fort longemps. Mesure qui garde les américains et tout autres producteurs étrangers en dehors du Canada. En revanche, les canadiens paient très chers pour leurs produits laitiers. Il suffit de faire le saut au Vermont, New Hampshire, New York et Maine pour observer que convertit en dollars canadiens, un litre de lait se vend parfois jusqu’à 50% moins chers pour les populations locales là-bas. Un 500g de cheddar jusqu’à 75% moins cher. La même chose pour le yogourt. Pourtant le niveau de vie canadien et américain est très similaire.

La gestion de l’offre est économiquement contre la loi de l’offre et le demande et presqu’illégal au niveau des lois. Normalement dans une économie de marché, l’offre s’ajuste à la demande. Ici, l’UPA contrôle l’offre afin de maintenir des prix élevés. Ce qui désavantage les dizaines de consommateurs canadiens et en revance avantage une poignée de producteurs.

Vraies Affaires mentionne que la gestion de l’offre est presqu’illégal au niveau des lois parce que de fixer les prix et contrôler l’offre et de façon monopolistique est une pratique illégale au Canada. Il semble pourtant que le tout est légal pour les cartels tels que l’UPA.

N’est-ce pas là tout un protectionnisme de la part du gouvernement canadien? En revanche, les gros cartels agricoles, comme l’UPA, joue la carte que si les américains entrent au Canada, que l’industrie laitière canadienne va être complètement détruite.

Cela est faux. Pour la simple raison que les quotas de lait étouffent présentement les producteurs locaux. Encore pire, ces producteurs ne peuvent pas vendre à qui ils veulent leur production. Le producteur de lait ne peut pas, par exemple, vendre son lait directement à une fromagerie locale. Il doit passer par une coopérative pour vendre son lait. Ce qui fait que la fromagerie locale paie plus cher pour son lait, sa matière première, et au bout du compte le consommateur paie plus cher pour le fromage produit par la fromagerie locale.

En supposant que les étrangers puissent vendre leurs produits laitiers ici, c’est toute une population qui bénéficierait de meilleurs tarifs et toute une industrie qui pourraient transformer davantage de produits et des producteurs locaux qui pourraient vendre à qui ils le veulent et découvrir de nouveaux marchés. On appelle cela, ouvrir son marché.

Actuellement, le protectionnisme qu’afflige le Canada aux producteurs laitiers étrangers tient en otage toute la population canadienne.

C’est la même chose pour une panoplie d’autres sphères de l’agriculture canadienne.

Transport à adapter

Au niveau des transports, c’est encore une fois un lourd protectionnisme qui affecte les étrangers. Ce protectionnisme protège encore une fois les gros joueurs canadiens et étouffent les consommateurs canadiens.

C’est le cas par exemple des transporteurs aériens. Le Canada a dans les tarifs les plus onéreux au niveau du transport aérien. Un américain paiera jusqu’à 60% moins cher une lisaison New York – Los Angeles pendant qu’un canadien veut se déplacer de Toronto à Vancouver.

Le protectionnisme canadien a mis sur la selette deux gros joueurs au Canada. Air Canada et Westjet. Air Canada a un quasi monopole sur l’ensemble des aéroports canadiens. Presqu’aucune compagnie étrangère n’offre de liaisons entre les grandes villes canadiennes.

En revanche Air Canada est très présente aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Finalement, une règlementation canadienne empêche tout investisseur étranger de posséder plus de 30% d’une entreprise de transport au Canada. C’est pour cela que lorsque Air Canada a connu des difficultés financières et ce malgré un grand protectionnisme de la part du gouvernement du Canada, qu’aucune compagnie étrangère n’a pu voler à son secours. Air Canada a mis un genou parterre simplement parce que comme ancienne société de la couronne, était mal gérée.

Ce même protectionnisme a aussi empêché des entreprises étrangères de sauver l’ancien transporteur aérien Canadien.

La même situation s’est récemment produite avec Bombardier qui s’est tourné vers les gouvernements pour voler à son secours. Aucune entreprise étrangère ne pouvait voler à son secours. Oui cela s’est fait avec Airbus mais via des entourloupettes qui ont fait en sorte que jamais le constructeur aérien européen n’a pris une participation directe dans Bombardier mais dans le programme de développement de la C-Series. Un peu comme si l’entreprise européenne créait une nouvelle société dont elle était la plus grande actionnaire et que les actifs de la C-Series y étaient transférées.

Nouvel accord ALENA

Oui, le Canada doit ouvrir ses horizons au reste du monde et transformer son économie des plus protectioniste au monde. Cela va bénéficier à l’ensemble des consommateurs canadiens.

Vous pouvez lire à peu près n’importe quoi dans les médias concernant l’ALENA, surtout ceux étant plus près de l’aile gauche politique mais un accord de l’ALENA renégociée ne peut pas faire de tort aux entreprises canadiennes et encore moins aux consommateurs canadiens. Le tout, dans la mesure où il existe un rapport de force dans lequel la population américaine est 9 fois plus grande que la population canadienne,  Autrement dit les entreprises canadiennes se voit offrir 315 millions de nouveaux consommateurs américains en échange d’une ouverture sur leur marché de 35 millions de consommateurs pour les entreprises américaines.

Cet article n’a pas traité du Mexique, mais le pays vit présentement la même situation que les États-Unis face au Canada.

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